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Certificats d’économie d’énergie : position de l’UFIP sur le prolongement de la 4è période

14 OCTOBRE 2019
La prolongation d’une année supplémentaire pour la 4è période est une demande que l’Ufip avait formulée dès la fin de 2018 afin d’introduire de la stabilité réglementaire dont nos entreprises ont besoin pour décider de leurs positions et de leurs investissements…. Mais surtout cette demande consistait avant tout à se donner du temps pour combler l’énorme retard accumulé dans la production de ces certificats(*) et ainsi permettre de limiter le surcoût lié aux CEE, surcoût qui est reflété dans le prix des carburants.

Le coût de ces certificats a en effet été multiplié par 3 en 2 ans (il est passé de 2 centimes par litre à près de 6 centimes par litre), ce qui représente pour les seuls carburants un coût supplémentaire pour les Français et les Entreprises d’environ 2 milliards d’euros par an.

Depuis que cette obligation a été doublée en 2017, la production de CEE reste très inférieure aux objectifs recherchés, malgré les dispositifs mis en place (tels que le coup de pouce chauffage et isolation) pour augmenter cette production. Le système butte entre autres sur le nombre de personnels qualifiés pour procéder aux travaux d’isolation selon les règles en vigueur. C’est pourquoi, l’ensemble des énergéticiens souhaitaient que cette prolongation d’un an soit assortie d’un niveau d’obligation inchangé par rapport à celui de la période initiale de 3 ans.

Malheureusement le gouvernement a refusé d’introduire de la souplesse dans le système en exigeant pour cette 4è année le même niveau d’obligation que pour les années précédentes, ce qui conduit à maintenir un supplément de coût élevé sur l’ensemble des factures énergétiques pour les consommateurs alors que pour les carburants, le niveau de taxes est déjà jugé très élevé et les niveaux de prix à la pompe sont supérieurs à celui de nos voisins européens, Allemands ou Espagnols.

Nous regrettons vivement de ne pas avoir été entendus, car ce refus se traduit par un fort renchérissement du coût pour toutes les énergies. 

En conclusion, une bonne idée au départ pour économiser l’énergie… mais qui rencontre des problèmes d’efficacité dans son exécution car trop rapide, trop forte, trop chère.

La transition énergétique ne peut être couronnée de succès que si la trajectoire est acceptée et donc acceptable. 

(*) A fin 2018, les quantités de « CEE délivrés » pour la 4è période accusaient un retard de 225 TWHc, par rapport à l’objectif de 533 TWhc ramené à l’année (soit une couverture à hauteur de 58 % seulement de l’objectif).

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